Bébé à l’abri des produits nocifs ?

 

Depuis quelques temps, on entend fréquemment parler des perturbateurs endocriniens, sans toujours savoir exactement de quoi il s’agit. Mais on a tendance à penser que, comme pour tout problème identifié, une solution a été trouvée et que les plus vulnérables sont préservés – notamment depuis l’interdiction des perturbateurs endocriniens dans les biberons en 2011. Pourtant, il se pourrait bien que le bain de bébé ou son hochet préféré contiennent des perturbateurs endocriniens.


 

Perturbateurs endocriniens : C’est quoi ?

 

 Selon l’OMS, un perturbateur endocrinien c’est :« « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant de ce fait des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou au niveau des (sous)-populations »


En d’autres termes, les perturbateurs endocriniens sont des agents chimiques qui agissent sur notre organisme, en interférant avec nos hormones. Ils influenceraient entre autres notre comportement, notre organisme et notre développement. Ces perturbateurs peuvent avoir une incidence nocive sur notre sommeil, notre libido, la satiété et la fertilité. Mais certains d’entre eux seraient aussi responsables de problèmes cardiaques, d’autisme et de cancer. En bref, des effets secondaires qui s’avèrent particulièrement préoccupants.


 

 

Qui est concerné ?

 

 

Tout le monde, y compris les bébés. On serait en droit de penser que les restrictions européennes les auraient prioritairement et expressément mis à l’abri.Pourtant, si les perturbateurs endocriniens ont fait l’objet d’une interdiction spécifique pour les biberons en 2011, il semblerait qu’une liste non négligeable de produits dédiés aux plus petits en contiennent encore . Parmi eux on trouve des crèmes, des gels douches pour bébé et  des lingettes nettoyantes. Sans compter que beaucoup de jouets en contiendraient également.

Selon « 60 Millions de consommateurs », les jeunes Français sont « tous contaminés » par ces substances toxiques présentant un risque pour le développement et la fertilité.

Récemment, l’Institut national de la consommation a retrouvé jusqu’à 54 potentiels perturbateurs endocriniens dans les cheveux d’enfants!

 

 Quels composés faut-il éviter !

 

Contre tout attente, la liste est très longue et ne se limite pas à quelques exceptions. Quand on s’attarde un peu sur la question, on apprend notamment que si certains Parabens ont été interdis depuis 2014. D’autres comme le Butylparaben et le Propylparaben restent autorisés alors qu’ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens.

L’association « Que choisir? » a dréssé une liste des principaux perturbateurs endocriniens, en indiquant le degré de toxicité des composés vis à vis des différentes populations.  On peut ainsi savoir si telle ou telle molécule est dangereuse, et plus particulièrement si elle l’est pour une femme enceinte ou un bébé.

Dans cet article, l’association indique concrètement le type de produits susceptible de contenir ces mollécules.

 

 

Pourquoi ne sont-ils pas interdits ?

 

La communeauté scientifique peine à établir des paramètres d’évaluation de la toxicité des agents endocriniens présumés. Selon la fréquence d’exposition, l’âge de la population exposée ou la période durant laquelle l’exposition a eu lieu, les résultats différes.

Sans compter l’effet cocktail qui implique la révélation ou l’amplification de la nocivité d’une substance par une autre, ou au contraire sa soustraction.

Par ailleurs, dans certains cas, les effets secondaires sont identifiés sur la descendance du public exposé. Ce phénomène requiert plusieurs générations d’études. Certaines substance ont parfois été innocentées à tord.


Le Dr Pierre-Michel Périnaud, président de l’association alerte des médecins sur les pesticides: «Une première grande méta-analyse de 2004 montrait qu’il n’existait aucun lien entre exposition au DDT et cancer du sein. Mais une autre équipe a analysé l’impact du pesticide sur plus de 50 ans! Ils ont pu montrer que l’exposition des mères pendant leur grossesse multipliait par quatre le risque de cancer du sein chez leurs filles.»


 

Dans l’attente d’avoir plus de recul sur les nombreux paramètres et les multiples substances problématiques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail prône le principe de précaution.

Elle a proposé une classification des perturbateur endocrines  avérées», «suspectées», «présumées». Celle-ci aurait pour but d’interdire les perturbateurs endocriniens dans certains produits destinés à un public sensible, comme les jouets par exemple. Mais Bruxelles a refusé cette classification.

 

Des produits sains pour bébé !

 

 

L’association QueChoisir a publié une liste de produits réellement adaptés aux bébés.

Par précaution, on déconseille aux femmes enceintes d’utiliser tous produit qui ont fait ou font l’objet de polémiques, même si leurs nocivités n’ont pas encore été prouvées. Ainsi, le principe de précaution proscrit les cosmétiques qui contiendraient des perturbateurs endocriniens, comme le parabène, mais aussi les produits à base de vitamine A ou de dérivés, suspectés d’entrainer des malformations fœtales.

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