On ne naît pas femme on le devient

 

 

En appréciant  la célèbre citation de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme on le devient », on prend toute la mesure de notre responsabilité de maman ! Élever une petite fille n’apparait pas si simple !  Si notre exemple n’en n’a pas toujours été un, on se doit, malgré tout, d’insuffler les bases de demain.

 

Élever une femme libre !

 

En regardant la dernière photo que j’ai postée de ma fille, une foule d’idées me viennent en tête. En voyant mon petit bonbon rose, je me rappelle des premiers vêtements que je lui ai achetés, tous dans des tons neutres, mis à part une ou deux exceptions. Nous connaissions son sexe bien avant sa naissance, je ne suis pas d’un naturel très patient, ni de celles qui affectionnent les surprises! J’ai besoin de me projeter. 

Je savais que j’attendais une petite fille mais je ne voulais pas tomber dans les clichés. J’étais peut-être aussi un peu influencée par la polémique remise au goût du jour par l’ancienne ministre. Même si je restais pourtant sceptique sur beaucoup de points. 

Mais cela m’avait quand même poussé à réfléchir à la manière insidieuse avec laquelle notre société relaye trop souvent les femmes au second plan. Et à la façon la plus appropriée d’y faire face en tant que maman ! 

 

Black lister le rose !

 

Black lister le rose ! Pour quoi faire?

Les dessins animés et les copines ont fait le reste. Quoi qu’il en soit ma fille s’est rapidement précipitée sur les quelques pièces roses de son dressing pour se faire un total look chamallow !
La déguiser en petit garçon ?! Cela reviendrait quelque part à dire qu’ils sont mieux ! Je n’aime pas particulièrement ce qu’évoque l’androgynie. Une femme peut être très féminine et forte et vice versa.

Bien qu’encore aujourd’hui les femmes de pouvoir sont parfois contraintes d’emprunter le vestiaire masculin pour être prises au sérieux, combien de femmes politiques ont été tournées en dérisions à cause de leurs vêtements, de sorte que leurs messages passent totalement inaperçus ?!

 

La dépendance psychologique l’emporte!

 

Plus le temps passe et plus l’émancipation des femmes me semble en fait très superficielle.

J’ai l’impression de ne pas pouvoir boire un verre à la terrasse d’un café sans entendre une jeune femme se plaindre d’un texto resté sans réponse, du manque de considération de son copain ou de l’infidélité son mari. Et même si je peux comprendre leur désarroi, ce qui me frappe, c’est la passivité quasi viscérale avec laquelle elles prennent le sujet. 

Je ne croise que des cadres sup sous xanax en mal de contes de fées ! Des jeunes femmes qui ont pleins d’idées reçues sur le rose et les poupées, mais qui sont incapables de s’affranchir du regard des hommes.

Financièrement indépendantes mais psychologiquement accro à l’approbation masculine, elles passent leur soirées à switcher sur Tinder dans l’espoir de trouver le prince charmant !
Comme si tout ce qu’elles avaient construit ne pouvaient être validé que par un homme! Encore aujourd’hui, le package semble être complet qu’avec une bague de fiançailles! À tel point que beaucoup finissent par opter pour un crapaud, faute de mieux! Il me semble que la seule chose qui ait changé c’est qu’elles proposent fièrement de partager l’addition à la fin du repas !

 

Une histoire de transmission !

 

Alors qu’à 3 ans et demi, ma fille se shoote aux contes Disney et ne jure que par les histoires de princes et de princesses, j’ai pris le parti de lui dire que certaines princesses n’avaient pas besoin de princes pour les sauver !

– « Mais maman papa c’est ton prince et il est fort papa »
– Oui chérie mais avant je n’avais pas de prince et maman aussi elle est forte ! Elle a même affronté quelques dragons …

Puis quand elle rentre de l’école en me disant qu’elle n’aime plus ses baskets préférées parce qu’ Augustin les trouve moches, je lui dis que l’avis d’Augustin ne compte pas si elle les trouve belles! Je ne voudrais pas qu’un jour elle mesure sa valeur et ses choix en fonction d’un blondinet aux yeux bleus, quel qu’il soit !

Qu’elle joue avec ses poupées vêtues de rose tant qu’elles sont capables d’envoyer balader un prince indélicat, de terrasser un monstre et de mettre des diadèmes ou des rangers pour leur propre plaisir…

Un jour je lui lirai Un sac de bille et le poème de Kipling, je lui parlerai des combats de Simone de Beauvoir et de la complexité d’être une femme… Mais pour l’heure je ne peux que semer quelques graines, sans entacher cette candeur qui lui va si bien.

 

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