Un accouchement comme à la maison !

 

La perspective d’accoucher comme à la maison séduit de plus en plus de femmes. Un accouchement dans un petit cocon confortable et chaleureux, aux antipodes des hôpitaux aseptisés, c’est ce qu’offre les maisons de naissance.


Maison de naissance : un environnement cocooning

Des maisons constituées de diverses chambres individuelles et de parties communes où les futures mamans échangent sur leurs accouchements et la maternité. Des maisons d’hôtes avec un staff exclusivement composé de sages-femmes. Un lieu dans lequel la future maman peut se centrer sur sa grossesse et se déconnecter du monde extérieur. Une maison de naissance, c’est une bulle dans laquelle les futures mamans peuvent se réfugier et se préparer au jour J. Les maisons de naissances sont nées de la volonté de l’OMS de réduire la sur-médicalisation des accouchements.

 

 

Les maisons de naissance offrent un suivi personnalisé

 

La préparation est primordiale ! Car, qui dit maison de naissance, dit accouchement physiologique, c’est à dire sans césarienne ni péridurale ! Aïe ça pique !!! La future maman va donc se préparer à cette performance physique pendant 9 mois, et sa sage-femme sera son coach personnel ! Elle va assurer son suivi médical, la préparer et l’encourager lors de l’ultime combat ! La préparation, comme l’accouchement, se déroulera au calme loin du brouhaha et l’effervescence propre aux hôpitaux.

 

La sage-femme s’occupe du suivi global de la grossesse, à raison d’un entretien par mois. Les rendez-vous peuvent être organisés au sein de la maison de naissance ou bien se dérouler chez la future maman. La sage-femme l’accompagne tout au long sa préparation à l’accouchement, lors d’entretiens théoriques et pratiques. Cours d’anatomie et de physiologie de l’accouchement sont au programme. Beaucoup de sages-femmes sont également formées à la sophrologie, l’hypnose médicale ou l’haptonomie. Mais libre à chaque maman de compléter cette préparation comme elle l’entend !

 

Une alternative sécurisée à l’accouchement à domicile

 

Si ces structures peu médicalisées sont déjà répandues dans de nombreux pays, en France, les maisons de naissance n’ont vu le jour qu’en Avril 2016, à titre expérimental. Grace à la loi du 6 novembre 2013 et au décret du 30 juillet 2015, fixant les conditions de l’expérimentation, neufs maisons de naissances ont été ouvertes en France pour une durée de 5 ans. La Haute Autorité de Santé a notamment établi le cahier des charges de ce projet, en l’encadrant avec des règles strictes. L’enjeu des maisons de naissance, est à la fois de proposer une alternative plus naturelle aux femmes enceintes mais aussi de garantir leur sécurité et celle de l’enfant, en cas de complication.

 

Ainsi chaque maison de naissance doit être attenante à une maternité partenaire, pour pallier les éventuelles urgences. L’HAS a aussi déterminé les conditions d’éligibilité des femmes enceintes. Seules les grossesses, dites sans risques sont concernées par l’accouchement en maison de naissance, soit 70% des grossesses. Mais au cas où un imprévu surviendrait durant l’accouchement, la maman et son bébé pourront être pris en charge dans les meilleurs délais et bénéficier de l’intégralité des moyens médicaux de la maternité partenaire. Ainsi, contrairement à l’accouchement à domicile, qui peut impliquer un transfert impossible ou tardif, les maisons de naissances constituent une alternative sécurisée.

 

L’expérimentation des maisons de naissance est née d’une demande croissante des femmes d’accoucher sans médicalisation excessive. Mais aussi d’un rapport (https://www.senat.fr/rap/l12-368/l12-3681.pdf ) publié par le collège national des gynécologues Obstétriciens, qui évoque lui-même « un risque iatrogène de surmédicalisation et de sur traitement», qui engendre un gaspillage non négligeable !

 

La modernisation du réseau médical a conduit à diviser le nombre de maternités par 2 et à les rendre plus performantes, en augmentant leur niveau de technicité. D’où la déshumanisation ressentie par de nombreuses mamans. Or s’il n’est pas question de remettre en cause les avancées médicales, les nombreuses études révèlent que la majorité des accouchements physiologiques ne nécessitent pas de tels moyens.

 

 

Comment se passe l’accouchement ?

 

Le jour de l’accouchement, la future Maman arrive dès le début des contractions. Elle est prise en charge par une sage-femme dans l’une des chambres de l’établissement. Confortablement installée, dans un décor chaleureux, elle se prépare à accoucher, entourée de sa sage-femme et son mari. Un accouchement comme à la maison en somme, la sécurité en plus! Au cas où des complications surviendraient au cours de l’accouchement, la sage-femme en informerait le service obstétricale de l’hôpital attenant pour organiser un transfert immédiat.

 

Contrairement au protocole des hôpitaux qui requiert divers examens postnatals. Dans les maisons de naissances, seuls les examens essentiels sont effectués après la naissance. La rencontre entre les parents et leur bébé est privilégiée. Les chambres sont équipées d’un second lit pour le conjoint. Et tout est pensé pour favoriser le cocon familial.

 

Pour le retour à la maison, là encore il n’y a pas de protocole ! La petite famille part quand elle le sent. Mais on conseille généralement à la jeune maman d’attendre deux heures avant de quitter la maison de naissance. Selon son état physique, elle séjourne à la maison de naissance entre 24h et 48h.

 

L’accompagnement post partum

 

Après l’accouchement en maison de naissance, l’accompagnement continue. Dès le retour à la maison et durant le 1er mois qui marque la transition vers sa nouvelle vie, la jeune maman peut solliciter sa sage-femme. Désagréments physiques liés à l’accouchement ou conseils pour bébé, les mamans ont un atout considérable

 

 

Qui peut accoucher en maison de naissance ?

 

Pour accoucher dans une maison de naissance, il faut remplir un certain nombre de critères. Mais la condition primordiale reste d’avoir une grossesse, dite sans risque. Ce qui en plus des pathologies significatives, exclut les bébés en siégé et les grossesses gémellaires. Mais aussi les mamans qui ont subi une césarienne lors d’une précédente grossesse.

 

Si quelques conditions peuvent être vérifiées dès l’inscription, d’autres sont contrôlées au fil de la grossesse. Ainsi, il appartient à la sage-femme de communiquer toute contrindication qui subviendrait au cour de la grossesse.  Ainsi, selon l’évolution de la grossesse, l’accouchement dans la maison de naissance pourra être remis en cause jusqu’au jour J.

 

 

Les conditions fixées par la Haute Autorité de Santé :

 

La future maman doit vivre à moins de 40 minutes maximum de la maison de naissance.

La future maman doit être en parfaite santé,

La future maman n’attend qu’un bébé (pas de grossesse gémellaire)

Le bébé est également en bonne santé dans l’utérus

La future maman ne doit pas avoir eu de césarienne antérieur

La grossesse doit s’être déroulée normalement

Le bébé se présente la tête en bas

La grossesse est arrivée à terme, donc à 37semaines jusqu’à 42 semaines

La mère et le bébé supportent bien le travail d’accouchement physiologique

 

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