Un bébé aquatique

 

Sur le papier, accoucher dans l’eau apparaît comme une alternative séduisante à « l’accouchement classique ». Mais qu’en est-il en réalité ?


Accoucher dans l’eau : Pourquoi ?

 

Dès le début du travail, la future maman est immergée dans une eau à 37°. L’eau chaude aurait alors un effet antalgique qui lui permettrait de se détendre, tandis qu’elle réduirait les douleurs en effectuant une pression sur le périnée.

Accoucher dans l’eau présenterait aussi l’avantage de rendre la mère libre de ses mouvements. Son corps étant allégé par l’eau, la future maman est plus mobile et peut se déplacer à sa guise.

Et, selon certains, l’accouchement serait moins traumatisant pour bébé. Lors de l’expulsion l’enfant passe du liquide amniotique à l’eau, avant d’être confronté à l’air. La transition serait donc vraisemblablement plus douce pour l’enfant.

 


La transition serait donc vraisemblablement plus douce pour l’enfant.


Pourquoi cette pratique est-elle si rare en France ?

 

Beaucoup de maternités sont équipées de baignoire de dilatation. Mais elles sont seulement utilisées pour soulager les patientes qui choisissent d’accoucher sans péridurale.  Celles-ci profitent ainsi des bienfaits de l’eau pendant les contractions. Mais au moment des poussées, elles sont transportées sur la table d’accouchement pour achever le processus dans le schéma classique.

Peu de femmes décident d’accoucher dans l’eau en France alors qu’en Belgique, au Canada ou en Australie la méthode est plus répandue. La France ne compte qu’une dizaine d’établissements qui pratiquent l’accouchement dans l’eau. Et pour cause, en France, comme aux États Unis, accoucher dans l’eau est jugé risqué

L’accouchement dans l’eau est très controversé pour plusieurs raisons :

 

  1. Premièrement, accoucher dans l’eau comporte des risques de contaminations infectieuses pour la mère et l’enfant. L’eau est un terrain fertile à la prolifération des germes et, durant l’accouchement, le corps produit toutes sortes de déchets comme du sang, des selles, et le liquide dû à la perte des eaux.
  2. Deuxièmement, l’enfant peut inhaler de l’eau et rencontrer des difficultés à respirer ou même se noyer.
  3. Troisièmement, la baignoire constituerait un réel obstacle en cas de complication – la pratique d’une épisiotomie étant déconseillée alors que la péridurale est impossible.
  4. Enfin, l’extraction de la patiente serait très compliquée en cas de d’urgence. En cas d’hémorragie, le personnel hospitalier ne pourrait peut-être pas intervenir dans les temps.

Accoucher dans l’eau : Du top au flop !

 

En bref, bien que cette pratique fasse beaucoup parler les futures mamans, peu d’entre elles franchissent le pas ! Si la perspective d’accoucher d’une manière naturellement indolore dans un environnement aquatique pour accueillir bébé en douceur, fait rêver de nombreuses femmes, elles semblent être découragées par la liste des contre-indications. Et Il faut avouer qu’elles sont plus que dissuasives.

 


Même si il n’y a rien de plus relaxant qu’un bain, les risques encourus par bébé éclipsent nos envies de jouer les naïades.


 

Prise de nausées à l’idée de plonger nos pieds dans une piscine municipale, on imagine désormais bébé au beau milieu d’un bain de culture répugnant! Ou pire encore, on l’imagine suffoquer à cause de notre côté bobo !

 

Mais si ces accouchements sont courants dans d’autres pays, il est peu probable que des centaines de bébés naissent chaque jour dans des environnements hostiles sans que personne ne réagisse! Alors pourquoi  accoucher dans l’eau relève t’il de l’exploit en France?

 

Les réactions de divers spécialistes nous mettent sur la voie. Ils évoquent le manque de formation dédiée et de personnel compétent. On peut  donc raisonnablement en conclure qu’accoucher dans l’eau est risqué aujourd’hui du fait du manque d’expérience et d’équipements du corps hospitalier. Mais on garde l’espoir que l’intérêt suscité par cette méthode pousse les institutions médicales aux progrès.  Même s’il y a peu de chance que des budgets y soient alloués alors que moins d’1% des femmes optent pour cette méthode. C’est un peu le chien qui se mort la queue.

 

 

Où accoucher dans l’eau en France ?

 

A la maternité des Lilas

Au Centre Hospitalier de Guingamp

Au Centre Hospitalier d’Arcachon

Centre Hospitalier de Pithiviers

Centre Hospitalier du Haut Bugey

À la clinique de Vitrolles

 

 

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