Un Bébé Home Made

 

Au Pays Bas, l’accouchement à domicile  concerne 20% des accouchements. 1 femme sur 6 accouche chez elle. En France, cette pratique est très rare et ne concerne que 1% des naissances.

 

L’accouchement à domicile : Une polémique récurrente !

 

L’accouchement à domicile est souvent décrié. Pourtant,  90 % des accouchements dans le monde ont lieu à domicile. Même si la majorité des accouchements à domicile se déroule dans les pays en développement, là où les femmes n’ont pas d’autres alternatives, il n’en va pas de même  en Afrique et en Asie, où beaucoup de régions restent privées d’assistance médicale. Aux États Unis ou aux Pays Bas, cette méthode est en revanche très répandue et ne surprend personne.

 

En France, depuis quelques années, l’accouchement à domicile revient systématiquement sur le tapis, en faisant débat. Alors que certaines font de la sécurité une priorité, les pros ADD voient l’accouchement comme un acte naturel qui ne nécessite pas ou peu d’assistance médicale, dans la mesure où l’accouchement à domicile ne concerne que les grossesses dites sans risques.

 

Si  le retour aux sources a le mérite de séduire celles qui déplorent la généralisation de la péridurale, il est fortement déconseillé par le corps médical français. Sur le papier, les accouchements à domicile peuvent se faire avec une sage femme ou un médecin, mais la grande majorité des obstétriciens s’y refusent, jugeant cette méthode bien trop risquée.

 

L’avis médical

 

Le corps médical est très frileux vis à vis de l’accouchement à domicile. Et même si les médecins entendent l’envie des femmes d’accoucher de manière naturelle, ils leurs conseillent vivement de se tourner vers les Maisons de Naissance, qui proposent une alternative à la fois naturelle et sécurisée. Parce que, s’ils ne nient pas la possibilité d’un dénouement sans encombre, les spécialistes mettent l’accent sur l’imprévisibilité des accouchements.

 

Même si les grossesses à risques sont écartées d’emblée, des complications inattendues peuvent survenir dans 50% des cas lors d’un accouchement. Et dans ce cas, les obstétriciens rappellent que chaque minute compte. Ainsi, un transfert, même rapide, peut desservir la mère et l’enfant. En obstétrique, l’enjeu est tel que chaque risque encouru peut mener à une issue dramatique ! Et si les pros AAD (accouchement à domicile) se raccrochent aux faibles disparités entre un accouchement en milieux hospitaliers et l’accouchement à domicile, elles existent !

 

Qu’en disent les études ?

 

Durant les 10 dernières années, la polémique a conduit à de nombreuses études dont le but est toujours de comparer l’issue d’un accouchement qui a lieu en milieu hospitalier avec les moyens que cela implique à celle d’un accouchement à domicile. Mais si les études se sont autant succédées que contredites au fil du temps, l’ensemble s’accorde sur le fait que l’AAD implique plus de risque et une part non négligeable de transferts  en urgence.

 

Lors de la publication d’une étude dans le New England Journal of Medicine en 2011, Elisabeth Badinter déplorait déjà la part d’inconscience que comportait l’accouchement à domicile qu’elle assimilait alors à une sorte bobohisation irresponsable. L’étude révélait que 10% des futures mamans étaient transférées à l’hôpital et que le risque de mortalité infantile était multiplié par 2 lors d’un accouchement à domicile.
Mais l’étude la plus vaste a été publiée en 2013. Réalisée par des médecins et chercheurs du New York-Presbyterian/Weill Cornell Medical Center, elle portait sur pas moins de 13 millions de naissances qui ont eu lieu aux États Unis entre 2007 et 2010, soit l’échantillon le plus significatif jamais étudié. Les scientifiques se sont particulièrement attardés sur les 67 429 accouchements à domicile, avant de conclure que les risques de mortalité infantile étaient multipliés par 10, et non par 2, en cas d’AAD. Le risque serait même multiplié par 14 pour une première naissance.

 

L’utopie l’emporte sur la raison ?

 

Même si accoucher est un attribut originel incontestable, les femmes  ont besoin de la médecine pour exercer ce don dans les meilleures conditions et pallier les éventuelles complications. Parce qu’ici, il n’est pas question d’opposer deux points de vue mais de la survie d’une femme et de son bébé. Selon l’OMS, 830 femmes meurent encore chaque jour de causes évitables liées à la grossesse. Ce chiffre met en lumière les disparités médicales qui existent à travers le monde. Mais il permet aussi et légitimer le rôle primordiale de la médecine

 

Même si les blouses blanches m’angoissent au plus haut point, et que je préfère de loin le confort de mon lit king size au décor glacial des hôpitaux, comment pourrais –je  choisir en âme et conscience de faire courir le moindre risque supplémentaire à mon enfant ?! Même si cela n’engage que moi, la réponse est claire, je ne peux pas ! Parce qu’en investiguant pour écrire cet article, j’ai été forcée de constater qu’en matière d’accouchement, les imprévus étaient courants et que l’urgence était totale !

 

Pour celles qui rêvent d’un Bébé Home Made, tout n’est pas perdu ! Mais il faudra sans doute attendre quelques années pour qu’un protocole adéquat soit mis en place dans notre pays et que des formations spécifiques soient dispensées. Parce qu’au Pays Bas, il semblerait que le modèle fonctionne. En plus de l’aspect théorique, l’expérience dotent les sages femmes néerlandaises d’un savoir faire non négligeable. Puisque là-bas 1 femme sur 6 accouche à domicile.

 

 

 

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